La défaite lyonnaise en Allemagne dépasse le simple coup d’arrêt. Après deux victoires contre Anderlecht et Crystal Palace, l’OL a concédé jeudi à Hoffenheim son plus lourd revers en phase de groupes ou de ligue d’une compétition européenne depuis quinze ans.
Il faut remonter au 18 octobre 2011 pour retrouver une défaite aussi large à ce stade d’une Coupe d’Europe. Ce soir-là, les joueurs de Rémi Garde avaient été battus 4-0 par le Real Madrid au stade Santiago-Bernabéu, en Ligue des champions.
Une première en phase de groupes de Ligue Europa
Depuis cette soirée madrilène, Lyon n’avait plus perdu par au moins trois buts d’écart lors d’une phase de groupes, ou dans la phase de ligue qui lui a succédé en 2024.
En Ligue Europa, l’écart est même inédit pour l’OL à ce stade de la compétition. Les Lyonnais avaient jusque-là toujours évité une défaite aussi lourde dans ces rencontres précédant les tours à élimination directe.
À Hoffenheim, les buts d’Andrej Kramarić, d’Adam Daghim et d’Adam Hložek ont donc inscrit cette soirée parmi les mauvais souvenirs européens du club.
Des revers aussi lourds ont eu lieu depuis, mais en matches à élimination directe
La précision compte. Le 3-0 de jeudi ne constitue pas la plus lourde défaite européenne de l’OL toutes phases confondues depuis 2011.
Les supporters lyonnais se souviennent notamment du revers contre l’Ajax Amsterdam (4-1), en demi-finale aller de Ligue Europa en 2017. Cette rencontre appartenait toutefois à la phase à élimination directe.
Avec six points après trois journées, l’OL conserve les bénéfices de ses deux premiers succès. Mais son déplacement à Hoffenheim restera aussi celui d’une contre-performance statistiquement rare dans son parcours européen.