Une blessure grave ne suffit pas à autoriser un remplacement hors mercato. En effet, Mohamed Ouédraogo s’est rompu un ligament croisé du genou cette semaine à l’entraînement avec l'OL. Le joueur arrivé du SCR Altach cet été sera éloigné des terrains pendant plusieurs mois.
Mais l’article 213.5 du règlement administratif de la LFP pour la saison 2026-2027 encadre précisément le recours au joker médical. Pour un joueur de champ, la blessure doit notamment survenir en sélection pendant une période internationale inscrite au calendrier de la FIFA, et entraîner au moins trois mois d’indisponibilité.
Deux conditions qui ne sont pas remplies
Le texte exige au moins cinq apparitions en Ligue 1, Ligue 2 ou Coupe de France pendant la saison en cours. Mohamed Ouédraogo n’a disputé qu’un seul match de championnat, à Toulouse.
Surtout, sa blessure est survenue avec son club. Même une absence prolongée ne permet donc pas à l’OL d’activer ce dispositif pour le remplacer.
Nakamura n’est pas un blocage
L’arrivée de Keito Nakamura comme joker classique ne constitue pas l’obstacle. Ce recrutement et le joker médical relèvent de deux dispositions distinctes du règlement. L’utilisation du premier n’interdit pas de recourir au second lorsque les critères sont réunis.
Pour le côté gauche, Paulo Fonseca dispose toujours d’Abner Vinicius et de Nicolás Tagliafico. L’absence de Mohamed Ouédraogo réduit ses possibilités de rotation, sans ouvrir un droit à un recrutement médical.