Tant que l'ancien président de l'OL n'aura pas définitivement tourné la page lyonnaise, le conflit semble voué à se poursuivre. Un mois après l'accord prévoyant la cession de l'Olympique lyonnais à la propriétaire de l'OL Lyonnes, l'homme d'affaires américain a décidé d'attaquer en justice la nouvelle patronne du club rhodanien et réclame près de 400 millions de dollars de dommages et intérêts. Une information révélée par Front Office Sports.
Dans sa plainte, John Textor a formulé plusieurs accusations à l'encontre de Michele Kang. Il l'accuse notamment de diffamation, de dissimulation frauduleuse et de conspiration civile. Selon lui, celle-ci lui aurait fait croire à un partenariat de confiance tout en négociant, en parallèle, un accord confidentiel avec le fonds d'investissement Ares, principal créancier d'Eagle Football Holdings.
L'ancien président de l'OL affirme que cet accord aurait permis la création d'un "conseil d'administration fantôme", chargé de prendre les décisions stratégiques en dehors des instances officielles de la holding qui contrôle notamment Lyon, Botafogo et le RWDM Brussels. Il assure n'avoir découvert l'existence de cette structure que plusieurs mois après avoir quitté ses fonctions, grâce aux révélations d'un lanceur d'alerte.
L'Américain revient également sur son départ de la présidence de l'OL. Il explique avoir accepté de se mettre en retrait après les menaces de relégation administrative prononcées par la DNCG, finalement annulées en appel.
De son côté, Michele Kang rejette catégoriquement ces accusations. Contactée par Front Office Sports, sa porte-parole estime que les allégations sont "sans fondement et totalement dénuées de mérite". Elle a également accusé John Textor de chercher à détourner l'attention de ses propres responsabilités et affirme que la nouvelle dirigeante reste pleinement concentrée sur "le redressement et le succès à long terme de l'Olympique lyonnais".
Cette nouvelle offensive judiciaire intervient alors que les relations entre les deux camps sont déjà particulièrement tendues. En juin, Eagle Football Group avait annoncé avoir déposé une plainte en France à l'issue d'un audit interne ayant mis en évidence plusieurs centaines de transactions financières jugées suspectes entre 2023 et 2025. De son côté, John Textor affirme avoir lui-même saisi, dès le mois d'avril, le Parquet national financier pour dénoncer de possibles irrégularités.
Le feuilleton judiciaire autour de la gouvernance de l'OL est donc loin d'être terminé et pourrait encore connaître de nombreux rebondissements dans les prochaines semaines.
depuis qu il a vu que Trump fait retirer les carton rouge contre toute logique sportive et legale … le Trump du foot espère lui aussi imposer ses vues et ses magouilles… mais jusqu’à présent ça ne lui réussit jamais
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