OL : pourquoi les Atypik Lyonnais ont été privés d’accès au stade face à Rennes

OL : pourquoi les Atypik Lyonnais ont été privés d’accès au stade face à Rennes
OL : pourquoi les Atypik Lyonnais ont été privés d’accès au stade face à Rennes - Lyon Foot

Une enquête de RMC Sport détaille les tensions autour du Groupama Stadium, les mesures prises par le club et les appels au dialogue pour mettre fin aux violences.

Les Atypik Lyonnais n’ont pas pu entrer au Groupama Stadium pour la réception de Rennes, le 19 septembre. Selon une enquête de RMC Sport, le club leur a refusé l’accès parce qu’ils ne respectent pas la procédure imposée aux nouveaux groupes de supporters.

"Ils ne souhaitent toujours pas suivre le règlement intérieur du club qui exige d’un nouveau groupe de supporters voulant s’installer comme tel qu’il décline l’identité des membres", explique un interlocuteur au sein d’OL Vallée au média. Le club évoque également une période de mise à l’épreuve de 8 ans, durant laquelle un groupe doit se montrer irréprochable dans le stade et à l’extérieur.

Présentés dans l’enquête comme une nouvelle appellation des 69 Pirates, les Atypik Lyonnais refusent, selon le média, de se soumettre à cette procédure. Une éventuelle autodissolution est évoquée, mais elle n’était pas confirmée par les autorités au moment de la publication.

Deux affaires distinctes après OL-Le Havre

L’enquête revient sur deux incidents survenus le 29 août, en marge de la réception du Havre. Le premier concerne Meriem Bouchedda, qui a dénoncé sur Facebook une agression à caractère raciste visant son compagnon et elle.

Selon le communiqué du procureur rapporté par RMC Sport, deux personnes sont poursuivies pour violences en réunion et convoquées devant le tribunal correctionnel le 18 février 2027. Le caractère raciste ne figure pas dans la qualification des poursuites citée. Cela ne constitue pas un jugement sur l’ensemble des accusations, qui restent contestées.

L’avocat de l’élue, Olivier Forray, maintient que des insultes racistes ont été prononcées. Celui des mis en cause, Fabien Rajon, conteste cette accusation et évoque un éventuel dépôt de plainte pour dénonciation d’infraction imaginaire.

Les Bad Gones ont également décidé de se porter partie civile, rapporte le média. Leur avocat, Hervé Banbanaste, affirme que le parquet indique qu’aucun membre du groupe n’est concerné par ce dossier.

Une autre rixe, sans lien avec cette première affaire, a éclaté devant les entrées du stade le même jour. RMC Sport décrit un affrontement impliquant une trentaine de personnes, parmi lesquelles des supporters de groupes historiques et des Atypik Lyonnais. Un jeune homme a été grièvement blessé. Selon les sources policières et judiciaires interrogées, l’enquête se poursuit et aucune interpellation n’avait eu lieu au moment de la publication.

Des agressions et des intimidations hors du stade

Selon RMC Sport, un membre de Lyon 1950 a été agressé par huit individus lors de la dernière Fête de la musique, dans Lyon. Le média rapporte une triple fracture de la cheville et cinq dents cassées. Il décrit également des intimidations visant un membre des Bad Gones, devant le domicile duquel cinq personnes se seraient présentées à son retour d’un match.

Des plaintes ont été déposées, précise l’enquête. Ces récits s’ajoutent aux tensions observées autour du stade et aux inquiétudes exprimées par les interlocuteurs du média.

Les services de l’État indiquent à RMC Sport que des réunions de sécurité précèdent chaque rencontre afin d’adapter le dispositif, notamment aux antagonismes entre groupes. Ils rappellent que les rixes font l’objet de procédures judiciaires pour identifier et sanctionner les participants.

Une centaine d’interdictions commerciales en 2026

L’enquête rapporte que l’OL a prononcé une centaine d’interdictions commerciales de stade d’une durée de 18 mois en 2026, avec un pic de 130 lors de la saison 2023-2024.

Les responsables de Lyon 1950 assurent également exclure les membres responsables de comportements inappropriés. Ils citent notamment une personne écartée après avoir arraché un drapeau algérien apporté par un supporter en soutien à Rachid Ghezzal.

La maire de Décines-Charpieu réclame pour sa part une table ronde réunissant les acteurs publics et privés. Dans ses déclarations à RMC Sport, elle demande davantage de moyens et une réponse forte des autorités pour empêcher que sa commune devienne un lieu d’affrontements.

Elle indique avoir engagé des échanges avec le préfet délégué à la sécurité et évoqué le sujet avec le ministre de l’Intérieur, Laurent Nunez. Selon ses chiffres, Décines passe de 30 000 à 90 000 personnes les soirs de match, un afflux pour lequel elle réclame une meilleure protection.

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