Très affecté par la défaite, le Portugais avait lâché un cinglant "Peut-être que je suis un entraîneur de merde". Une sortie sur laquelle il est revenu, cette fois avec un discours radicalement différent.
À chaud, la déception avait pris le dessus. Mais quelques jours plus tard, l’entraîneur lyonnais assure être très loin de penser ce qu’il avait déclaré après la rencontre : "Ce sont des choses difficiles à accepter quand il n’y a pas de logique. J’ai dit ce que certaines personnes pensent peut-être, mais je suis loin de le penser", a-t-il expliqué.
Pour répondre aux critiques, Paulo Fonseca a surtout choisi de s’appuyer sur les statistiques de l’OL ces dernières saisons. Le Portugais a longuement comparé ses résultats à ceux obtenus par le club avant son arrivée.
“La dernière fois que l’équipe avait terminé à la quatrième place en Ligue 1, c’était lors de la saison 2020-2021. En 2023-2024, l’équipe a terminé à la sixième position avec 53 points. Le club avait investi 83 millions d’euros. C’était la saison avant mon arrivée. L’OL gagnait 1,58 point par match avec 52 % de victoires”, a-t-il commencé.
“La saison de mon arrivée, l’équipe a terminé sixième avec 57 points. Nous avons gagné 1,8 point par match avec 60 % de victoires. Avec ce même ratio sur l’ensemble de la saison, l’équipe aurait terminé troisième”.
Enfin : “Lors de la saison 2025-2026, nous avons terminé quatrièmes avec 60 points et une moyenne de 1,76 point par match. Le club a investi 50 millions d’euros et vendu pour 112 millions. Cette saison, en 2026-2027, le club a investi 29 millions d’euros”.
De quoi pousser le Portugais à lâcher une déclaration beaucoup plus forte : "Excusez mon arrogance, mais je suis le meilleur entraîneur de l’histoire récente du club. Ce sont les chiffres qui le disent. C’est difficile de contredire les chiffres".
"Je pense aussi que tout le monde reconnaît la qualité de notre jeu, et je ne parle même pas des jeunes joueurs que nous avons fait jouer ces dernières années", a-t-il poursuivi.
Une réponse particulièrement assumée quelques jours seulement après son autocritique brutale.