Le pari n'a pas encore réellement eu le temps de commencer. Arrivé du Borussia Dortmund début juillet et engagé jusqu'en 2031, Julien Duranville devait trouver à Lyon la continuité qui lui a si souvent manqué. Près de trois mois plus tard, l'ailier de 20 ans reste pourtant bloqué à 63 minutes disputées en Ligue 1.
Elles remontent toutes au 22 août et au déplacement à Toulouse. Titulaire ce soir-là, le Belge avait quitté le terrain après un peu plus d'une heure de jeu. Une fatigue musculaire puis un léger problème musculaire l'avaient ensuite éloigné du groupe.
Son retour s'est fait progressivement. Duranville a d'abord repris individuellement, avant de retrouver l'entraînement collectif le 10 septembre. Encore absent contre le Paris FC, il figurait finalement dans le groupe pour le déplacement à Anderlecht, son club formateur, le 16 septembre. Paulo Fonseca ne l'avait toutefois pas fait entrer en jeu.
Trois jours plus tard, il était de nouveau absent contre Rennes. Contrairement à Nicolas Tagliafico, dont le forfait avait été expliqué par un problème musculaire, aucune nouvelle blessure concernant Duranville n'avait alors été annoncée. Rien ne permet donc d'affirmer que son absence était liée à son état physique.
"Désormais, j'ai confiance en mon corps"
Ce premier coup d'arrêt lyonnais prend une dimension particulière au regard du parcours du jeune Belge. Depuis ses débuts à Anderlecht puis son départ au Borussia Dortmund en janvier 2023, Duranville a vu les pépins physiques s'accumuler.
Au printemps dernier, lors de son prêt au FC Bâle, il était justement revenu sur cette période difficile dans un entretien accordé à la presse belge.
"J'ai cru que ça n'allait s'arrêter, je ne trouvais aucune solution", confiait-il alors, évoquant également "quelques angoisses" provoquées par cette succession de blessures.
Duranville racontait surtout avoir changé ses habitudes. "Quand je jouais à Anderlecht, je voyais que mes coéquipiers travaillaient en salle pour s'échauffer avant leurs séances, et moi, je jonglais avec le ballon."
Avec le recul, le Belge assurait avoir compris l'importance de cette préparation : "J'ai compris aujourd'hui qu'il est primordial de se préparer et d'avoir une routine."
Une évolution qui lui permettait alors d'afficher davantage de sérénité. "Cela fait longtemps que je n'ai plus eu de problèmes, je touche du bois", expliquait-il en mars, avant d'ajouter : "Désormais, j'ai confiance en mon corps, et je pense que ça paie aujourd'hui."
Quelques mois plus tard, son premier contretemps à Lyon est donc de nature musculaire. Il n'est toutefois pas établi qu'il existe un lien entre ce problème et ses précédentes blessures.
Une continuité retrouvée à Bâle avant Lyon
Son passage en Suisse avait justement permis à Duranville d'enchaîner davantage. Prêté par Dortmund au FC Bâle en janvier 2026, il y avait disputé 16 rencontres de championnat, pour deux buts et une passe décisive.
Une séquence importante après trois années très hachées en Allemagne. Entre son arrivée à Dortmund en janvier 2023 et son départ définitif cet été, le Belge n'a joué que 15 matchs de Bundesliga, neuf de Ligue des champions et une rencontre de Coupe d'Allemagne avec l'équipe première.
L'OL a malgré tout choisi de miser sur son potentiel. Lyon a déboursé 5 millions d'euros, auxquels peuvent s'ajouter jusqu'à 3,5 millions de bonus. Dortmund conserve également un intéressement pouvant atteindre 20 % sur une éventuelle plus-value future.
La trêve internationale offre désormais du temps à Duranville. Non convoqué avec la Belgique, il fait partie des rares professionnels restés à Décines pendant que dix joueurs de l'équipe première ont rejoint une sélection A.
Après une première semaine de repos accordée aux Lyonnais restés sur place, cette période doit lui permettre de poursuivre son travail avant la reprise. Avec une nuance importante : en l'absence de communication récente du club sur son état, impossible pour l'instant d'affirmer précisément où il en est physiquement.
À 20 ans et après seulement 63 minutes de Ligue 1 sous son nouveau maillot, le pari Duranville reste donc entier. Mais après des années à chercher cette continuité, son aventure lyonnaise a déjà connu un premier ralentissement.