Nouvel épisode dans les turbulences financières de l’Olympique Lyonnais. Dans un communiqué publié ce vendredi soir, Eagle Football Group annonce que son actionnaire majoritaire, Eagle Football Holdings Bidco, a été placé sous administration judiciaire au Royaume-Uni.
Une situation délicate, même si le club assure que son fonctionnement quotidien n’est pas directement affecté.
Concrètement, des administrateurs judiciaires ont été nommés pour gérer Eagle Bidco, après des défauts constatés dans ses accords financiers sous John Textor, écarté. Leur mission est claire : tenter de sauver la structure ou, à défaut, maximiser le remboursement des créanciers.
Dans ce cadre, une cession de la participation détenue dans l’OL n’est pas exclue. Le communiqué précise même que des créanciers, dont Michele Kang, actuelle dirigeante du groupe, pourraient se positionner.
Malgré cette situation, le club insiste sur un point : son activité ne serait pas directement touchée.
La gouvernance actuelle autour de Michele Kang et de Michael Gerlinger reste en place, et les opérations quotidiennes se poursuivent normalement.
Autre élément important : cette procédure ne déclenche pas de défaut contractuel ni de sanction sportive à ce stade.
En parallèle, l’OL annonce un report de la publication de ses comptes à une date indéterminée, n'étant pas en capacité de le faire comme prévu au 31 mars.
Une activité contrastée
Sur le plan économique, les résultats du premier semestre montrent une situation mitigée. Le chiffre d’affaires global progresse légèrement, à 121,3 millions d’euros (+3%), porté notamment par les ventes de joueurs (+30%).
Mais dans le détail, plusieurs signaux sont moins positifs avec la chute des droits TV nationaux, liée à la crise du diffuseur, une baisse des revenus liés aux grands événements et un recul global des activités hors transferts.
Entre instabilité financière et résultats sportifs incertains après les éliminations en Europe et en Coupe de France, l’OL avance sur une ligne de crête. L'équipe de Paulo Fonseca pourra-t-elle rester compétitive si les turbulences en coulisses persistent jusqu'à cet été ?