À quelques semaines du coup d’envoi prévu, la Coupe d’Afrique des Nations féminine devrait finalement être reportée. Si aucune annonce officielle n’a encore été faite, tout indique que la compétition serait décalée à l’été prochain. Une décision tardive qui interroge, tant sur l’organisation que sur la considération accordée au football féminin.
Initialement programmée en pleine saison européenne, la CAN féminine posait un véritable casse-tête pour plusieurs clubs. À l’OL Lyonnes, la question se posait notamment pour Tabitha Chawinga. Qualifiée avec le Malawi, l’attaquante risquait de manquer une période importante de la saison, avec des échéances majeures en championnat et en Ligue des champions.
Pour le Malawi, en revanche, il faudra patienter encore avant de disputer la compétition continentale. Si un décalage en été semble plus cohérent sur le plan du calendrier, le flou actuel et l’absence de communication officielle à si courte échéance laissent un goût amer.
Au-delà du cas de l’OL Lyonnes, cette situation met en lumière les difficultés persistantes dans la structuration et la valorisation des compétitions féminines. Un report peut parfois être justifié. Mais à quelques semaines du lancement, il soulève également des questions.