Fan-zone d'OL-PSG : une condamnation après les violences sur deux supportrices, le mobile raciste écarté

Fan-zone d'OL-PSG : une condamnation après les violences sur deux supportrices, le mobile raciste écarté
Fan-zone d'OL-PSG : une condamnation après les violences sur deux supportrices, le mobile raciste écarté

Le tribunal correctionnel de Lyon a rendu son jugement ce mardi 21 avril dans le dossier des violences survenues lors de la retransmission de la finale PSG-OL au Groupama Stadium, le 25 mai 2024.

Deux frères étaient poursuivis après l’agression de deux supportrices dans une fan-zone installée pour l’événement. L’affaire, largement relayée sur les réseaux sociaux à l’époque, avait suscité une vive émotion, notamment en raison de soupçons de gestes et propos à caractère raciste et sexiste.

Reporté à plusieurs reprises, le délibéré était attendu ce mardi. Finalement, le tribunal a relaxé Adrien D., 22 ans, poursuivi pour provocation publique à la haine. Son frère aîné, Thibault D., 25 ans, a en revanche été reconnu coupable de violences ayant entraîné une incapacité de travail inférieure à huit jours.

Déjà connu de la justice pour des violences conjugales, il écope de dix mois de prison avec sursis probatoire pendant deux ans. Le tribunal lui interdit également d’entrer en contact avec les victimes et de se rendre à des matchs de l’Olympique lyonnais à Décines.

Les circonstances aggravantes écartées

Point central de la décision : les juges n’ont pas retenu les circonstances aggravantes liées au racisme ou au sexisme, contrairement à ce qui était soutenu par les partis civiles lors de l’audience en janvier dernier.

Les demandes de dommages-intérêts formulées par plusieurs d'entre elles, dont des associations et l’Olympique lyonnais, ont également été rejetées.

Pou rappel, les faits remontent à la soirée du 25 mai 2024. Lors de la retransmission du match de la finale de la coupe de France, une vidéo montrait un homme porter des coups de coude à une supportrice au moment d’un but lyonnais, profitant du contexte de liesse collective.

D’autres images avaient par ailleurs alimenté les soupçons de gestes déplacés visant une seconde victime, notamment autour du port du voile, ainsi que des signalements de saluts nazis évoqués par certains témoins.

L’affaire avait pris une ampleur importante en ligne, suscitant de nombreuses réactions et débats. Lors de l’audience, les deux prévenus avaient contesté les faits, invoquant notamment un mouvement de foule et niant toute intention discriminatoire.

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