Le signal est clair, et il n’est pas rassurant. L’agence de notation Morningstar DBRS a décidé de maintenir la note de l’Olympique Lyonnais à BBB (low), tout en abaissant sa perspective de “stable” à “négative”.
Une accumulation d’incertitudes pèsent directement sur l’avenir du club lyonnais.
Premier point de tension : la situation de son actionnaire principal. Eagle, sous l'ère John Textor, est entré dans une procédure d’insolvabilité au Royaume-Uni. Une situation qui complique la visibilité financière du club à court terme.
Mais l’enjeu le plus immédiat est ailleurs. L’OL devra présenter d’ici juin un budget solide devant la DNCG, condition indispensable pour rester en Ligue 1. Or, la qualification pour la Ligue des Champions est incertaine, et aucune grosse vente n'a été faite au mercato hivernal.
Si ce plan n’est pas jugé crédible, le club s’expose à une relégation administrative, indépendamment de ses résultats sportifs.
Morningstar DBRS insiste sur ce risque : sans garanties financières suffisantes, la participation à la prochaine saison pourrait être remise en cause. Or, le club dépend encore largement des apports de son actionnaire pour équilibrer ses comptes, ses revenus ne couvrant évidemment pas ses dépenses, notamment salariales.
Un changement d’actionnaire d’ici l’été pourrait rebattre les cartes. En cas d’échec, une vente du club est envisagée. Mais le calendrier est serré : sans solution avant le passage devant la DNCG, la situation pourrait rapidement se dégrader.
Sur le plan économique, une relégation aurait des conséquences immédiates selon l'agence de notation : chute des recettes billetterie, baisse des revenus sponsoring, perte d’attractivité globale. Même si elle n’entraînerait pas automatiquement un défaut de paiement, elle affaiblirait fortement la structure financière du club.
Tous les clubs sont dans le rouge car les joueurs sont trop payés, tout simplement.
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