Quand Jean-Christophe Vincent a annoncé sa décision de quitter la présidence de Lyon-La Duchère, est-ce que votre candidature a été une évidence ?
C'est une discussion que j'avais déjà eue en amont avec Jean-Christophe, il m'avait déjà posé la question. Et quand il m'a dit qu'il ne souhaitait pas continuer, je me suis laissé un temps de réflexion. C'est rapidement devenu une évidence pour moi, parce que je ne pouvais pas laisser le club comme ça, au risque de le voir tomber entre les mains de n'importe qui. Car on ne sait jamais ce qui peut arriver. Alors je me suis dit qu'il fallait prendre cette responsabilité. En sachant que j'étais vice-présidente, donc c'était un peu la continuité pour moi.
Votre premier chantier a été de convaincre la DNCG de valider la place du club en National…
Le premier dossier, avant de convaincre la DNCG, ça a été de convaincre Nicolas Gagneux, de Sixième Sens Immobilier, de bien vouloir nous accompagner une nouvelle fois en finançant le club pour pouvoir passer la DNCG justement. Je le remercie puisque sans lui, c'est sûr, on aurait été relégué en R1 et cela aurait été une catastrophe pour le club. Pour moi, c'était un vrai enjeu de pouvoir rester en N1 et valider cette montée. Parce que aussi sportivement, c'était une belle montée qui avait été acquise tout au long de la saison, avec un groupe qui s'est démené pour l'obtenir, et ne pas monter, ça aurait été quand même une sanction difficile à avaler.
Cela vous fait un sacré point commun avec Michele Kang, qui s'est battue devant la DNCG pour obtenir le maintien de l'OL en Ligue 1 l'an dernier, comme vous, dès son arrivée à la présidence du club. Est-ce que c'est un modèle qui vous inspire ?
Bien sûr ! Mais Michele Kang, c'est un autre univers pour moi ! Il faut se rappeler un peu qui je suis et d'où je viens. Moi, je suis éducatrice spécialisée de métier, je travaille dans le social, je ne suis pas du monde des affaires. Après, c'est vrai qu'on peut faire le parallèle dans le sens où elle arrive, elle sauve le club, et puis moi j'arrive, et quelque part, je sauve le club, donc on peut faire cette comparaison. On a deux univers bien différents, mais en tout cas, bien sûr, c'est un modèle. Pourquoi pas, un jour, arriver à ce niveau-là ! Si je pouvais voir l'avenir, je signerais tout de suite.
Sur le plan sportif, quels sont les dossiers prioritaires ?
J'ai rapidement nommé un directeur sportif, Fayçal Wissam, qui a été chargé de se pencher rapidement sur le recrutement. On a eu une semaine et demie pour joindre les joueurs qui étaient encore disponibles, ceux qui souhaitaient rester avec nous, et puis forcément le budget n'est plus le même. On a une restriction budgétaire et un encadrement de la masse salariale. Donc tout cela fait qu'on a avancé petit à petit sur la signature de joueurs, jusqu'à la reprise de l'entrainement. Mais on est plutôt content de la façon dont tout se déroule.
Interview complète à retrouver dans le prochain numéro de Lyon Foot...